La mémoire: Alain Lieury

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Interview d’Alain Lieury

Dans une des émissions de Continent sciences Alain Lieury (1), professeur de psychologie cognitive est interviewé sur son ouvrage Le livre de la mémoire (2). 

Je vous conseille vivement de l’écouter, tout ou en partie.

La mémoire: la faculté la plus importante chez l’Homme?

Une interview passionnante d’Alain Lieury sur la mémoire. Histoire et fonctionnement de la mémoire pour bien comprendre son importance capitale.

En abordant l’épineux problème de la mémoire visuelle, il rapporte une anecdote sur un enseignant qui s’appuyait sur la théorie de Charcot de la mémoire visuelle et qui expliquait que si un élève a une mémoire visuelle, dite photographique et que l’enseignant ne fait que parler dans son cours sans support visuel, alors cet élève ne pouvait pas retenir la leçon. Revenir sur cette anecdote lui permet de rappeler qu’il n’existe que très peu de cas de personnes qui ont une mémoire eidétique, que cette mémoire visuelle ne dure qu’un quart de seconde et que c’est tant mieux (sinon les images se superposeraient les unes sur les autres), qu’il vaut mieux parler de « mémoire iconique » ou sensori-visuelle, qu’elle est multiple et surtout que la mémoire est modulaire.

« Modulaire » n’est pas très apprécié par certains parce qu’elle peut donner l’impression que ce sont des cases fermées, mais il n’en est rien. Les modules sont des systèmes comme des ordinateurs spécialisés qui communiquent entre eux. Il faut donc faire travailler entre elles les différentes mémoires.

Il revient également sur le fait qu’à son époque on faisait apprendre par cœur les choses, on ne faisait donc travailler que la mémoire lexicale – ce qu’il appelle la carrosserie des mots – après mai 68, on partait du principe qu’il suffisait de comprendre – faire intervenir la mémoire sémantique. Cependant, ce sont bel et bien les deux mémoires qu’il faut faire travailler.

Au cours de cette itw, Lieury nous explique également la fameuse expérience du lapsus ou d’avoir quelque chose « sur le bout de la langue ». Nous avons une idée ou un mot dans la mémoire sémantique à laquelle on accède mais on ne ne peut aller à la mémoire carrosserie, lexicale, qui y est reliée.

Ce qu’il y a surtout à retenir se trouve vers la fin, comme sublime conclusion:
L’intelligence est inhérente à la mémoire. Multiplier les connaissances, c’est multiplier les inférences que l’on peut faire.

Donc, ce qu’il y a de plus important, c’est la mémoire et la culture 🙂

 

(1) Alain Lieury

(2) Bibliographie de A. Lieury chez Dunod

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